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Les Canadiens sous-estiment l’ampleur des écarts quant à la répartition des richesses, un large fossé existe entre l'idéale et la réalité : Un sondage historique

OTTAWA — Les Canadiens sous-estiment grandement l’écart de richesse qui existe au Canada et en souhaitent une répartition beaucoup plus équilibrée. C’est là la principale conclusion du premier sondage à avoir demandé aux Canadiens comment les richesses sont réparties et ce que, la répartition idéale devrait être.

 

« L’inégalité de richesse au Canada est beaucoup plus importante que les perceptions qu’en ont les Canadiens et la situation réelle est fort éloignée de ce qu’ils considèrent comme la situation idéale. Cela est vrai quelles que soient leurs allégeances politiques, et vaut aussi pour ceux qui ont voté pour le Parti conservateur », a déclaré Rick Smith, directeur général de l’Institut Broadbent.

Selon ce sondage mené auprès de 3 000 Canadiens, la répartition idéale de la richesse en serait une où une vigoureuse classe moyenne regroupant 60 % des Canadiens posséderait environ 60 % de la richesse. Les 20 % les plus riches seraient trois (3) fois plus riches que les 20 % les plus pauvres, qui posséderaient toutefois une part importante du gâteau : 11,5 % comparativement à 30,3 % pour le cinquième le plus riche.

Ce sondage montre que les Canadiens pensent que la distribution réelle de la richesse au pays est beaucoup plus inégale que la situation qu’ils considèrent comme idéale. Les gens pensent que les 20 % les plus riches au Canada possèdent dix fois plus de richesses que les 20 % les plus pauvres – 55,5 % de la richesse comparativement à 5,8 %. Les Canadiens pensent qu’il existe toutefois une importante classe moyenne, et que les plus pauvres possèdent au moins une certaine partie de la richesse.

Aussi sombre que soit la perception qu’ont les Canadiens de l’inégalité des richesses, la situation est encore plus inquiétante. Les 20 % les plus riches détiennent 67,4 % de toute la richesse, alors que les 20 % les plus pauvres n'en contrôlent en fait aucune partie.

Le sondage montre que le souhait d’une répartition plus équitable de la richesse est largement partagé quelles que soient les caractéristiques démographiques ou les allégeances politiques antérieures des répondants, y compris ceux qui ont voté pour le Parti conservateur en 2011.

Parmi d’autres conclusions clés du sondage mené par Greenberg Quinlan Rosner Canada pour le compte de l’Institut Broadbent, mentionnons les suivantes :

  • Les Canadiens pensent que les 20 % situés au milieu (cinquième médian) détiennent 13,5 % de toute la richesse, mais devraient en détenir 23,7 %; leur part réelle ne s’établit toutefois qu’à 9 %.
  • Idéalement, les 40 % les moins riches devraient détenir 25,6 % de l’ensemble des richesses, mais ils n’en détiennent en fait que 2,2 %.
  • Lorsqu’on les interroge sur l’inégalité des revenus, quatre Canadiens sur cinq (80 %) déclarent que l’écart entre les riches et le reste de la population a augmenté au cours des dix (10) dernières années, y compris 76 % de ceux qui ont voté pour le Parti conservateur aux élections de 2011. Dans l’ensemble, 86 % des Canadiens pensent que l’écart de richesse constitue un problème, y compris 74 % de ceux qui ont voté pour le Parti conservateur.
  • À la question de savoir s’ils pensent que les politiques et programmes gouvernementaux peuvent faire quelque chose pour réduire cet écart, trois Canadiens sur quatre (73 %) croient que le gouvernement peut faire quelque chose pour le réduire.
  • Les Canadiens de toutes allégeances politiques appuient des options de politiques progressistes pour réduire l’écart, y compris 80 % qui appuient une augmentation du taux d’imposition fédéral sur le revenu pour la tranche des revenus les plus élevés et 83 % qui appuient l’idée selon laquelle les partis politiques devraient s’engager publiquement à ne pas procéder à des réductions d’impôt susceptibles d’élargir l’écart entre les riches et le reste de la population.

« Les Canadiens souhaitent manifestement que le gouvernement fédéral fasse quelque chose pour réduire les inégalités au Canada », a déclaré Smith.

« Étant donné ce que pensent les Canadiens de ces inégalités, il est difficile d’imaginer que les partis politiques ne seront pas disposés à s’attaquer à ce problème lors des prochaines élections fédérales » d’ajouter le directeur général de GQR Canada, Don Guy.

Greenberg Quinlan Rosner Canada a mené ce sondage sur les attitudes auprès de 3 000 Canadiens âgés de 18 ans et plus du 10 au 23 septembre 2014. La marge d’erreur relative à un sondage mené au téléphone auprès d’un échantillon aléatoire équivalent serait de plus ou moins 1,79 %. Le sondage est à l’image de la composition démographique des Canadiens âgés de 18 ans et plus selon le recensement.

Le rapport, intitulé La distribution de la richesse : Perceptions et idées fausses au Canada, est disponible en ligne http://www.broadbentinstitute.ca/fr/issue/la-distribution-de-la-richesse.... On trouve la vidéo descriptive qui l’accompagne animée par le président de l’Institut Ed Broadbent à l’adresse : http://youtu.be/zBkBiv5ZD7s.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Sarah Schmidt, directrice des communications, Institut Broadbent, 613-857-2814 ou sschmidt [at] broadbentinstitute [dot] ca

À propos de Greenberg Quinlan Rosner Canada :

Ayant son siège social à Toronto, Greenberg Quinlan Rosner Canada est la filiale canadienne de l’une des plus importantes entreprises au monde à effectuer des recherches stratégiques sur l’opinion pour des organismes à vocation spécialisée, des dirigeants publics, des organisations non gouvernementales et des sociétés.