janvier 2013

John Stapleton: Le joueur de baseball, le policier, le concierge et l’assisté social

À qui se compare-t-on quand on veut réduire l’inégalité?

Le 6 juin 2012, John Sewell, ancien maire de Toronto, et le député conservateur Peter Shurman ont eu l’échange suivant pendant une séance du Comité permanent des finances et des affaires économiques de l’Ontario, qui étudiait le projet de loi (55) relatif au budget provincial [Traduction]:

M. Peter Shurman : Merci, M. Sewell. Je vous remercie de votre exposé. J’aimerais avoir une définition plus précise de ce que le terme « inégalité » signifie pour vous. Dans un monde parfait, est-ce que tous les gens gagnent

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Peter Graefe: Adapter l’égalité, à l’échelle fédérale, à un Canada plus juste

Tout projet d’égalité sociale et économique au Canada se heurte à la réalité de relations fédérales-provinciales fondées sur un mécanisme collectif de changement compliqué et ambigu – les statistiques – qui cause bien des frustrations à la plupart des partisans d’un Canada plus égalitaire. Beaucoup d’efforts de réforme se perdent dans le « foxtrot du fédéralisme » qui oblige les acteurs fédéraux et provinciaux à s’entendre, alors que les désirs des provinces de faire les choses à leur manière s’opposent à la notion du partage de droits économiques et sociaux identiques pour tous les Canadiens. Depuis au moins les années 1930, les partisans de l’égalité essaient de promouvoir leur vision de l’accroissement des pouvoirs du gouvernement fédéral et de sa capacité d’imposer ses vues aux provinces . De façon plus discrète, le rapport Vers un Canada plus juste repose lui aussi sur le « leadership fédéral ».
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